Pour conclure

Pour conclure notre petite recherche, nous allons vous expliquer la raison de ce blog et ce qu’il nous a apporté.

Dans le cadre de notre enseignement de ressources numériques, notre devoir était de faire un blog recensant toutes les sources disponibles et utiles (ou pas…) sur internet concernant notre sujet. Le but n’étant pas de créer nous même les articles mais de lister ceux déjà existant.

Pour cela, nous avions à notre disposition quatre outils:

-Delicious: afin de répertorier les sites qui nous seront utiles par la suite,

-Netvibes: nous permettant de suivre l’actualité de sites nous interessant en s’abonnant à leur flux rss,

-et flicker: dans le but de créer une banque d’images sur notre sujet,

-wordpress: un système de gestion de contenu libre auquel les internautes ont accès, nous permettant d’exposer et de partager notre travail en les publiant sur un blog.

Ce cours nous a donc formées à la pratique de ces nouveaux outils dans le but de créer un blog. Après la recherche de notre problématique, nous avons du sélectionner des sites pertinents et utiliser  notre sens critique pour les choisir. Nous avons ainsi découvert de nombreuses bibliothèques numériques et entrevu la richesse d’internet.

Cet exercice  nous a démontré que le préjugé comme quoi internet était moins fiable que les publications papiers était effectivement faux. Il faut juste s’assurer de la fiabilité des sources utilisées (que ce soit un article papier ou numérique)

Ce travail nous a aussi permis de d’entrevoir le concept des Digital Humanities (qui est une combinaison entre les sciences humaines et l’informatique). Grace à ces recherches nous avons pu apercevoir comment ces outils numériques pouvaient être utilisés pour améliorer la recherche dans les disciplines des sciences humaines.

C’était une expérience enrichissante autant sur le coté technique, culturel (nous avons finalement appris énormément de choses sur Odilon Redon) ou  intellectuel (en nous faisant réfléchir sur de nouveaux concepts et les problèmes qu’ils soulèvent).

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Top des sources

Juste un court article pour pointer la richesse de certaines bases de données au sujet de la place du rêve dans l’oeuvre d’Odilon Redon d’Odilon Redon.

Tout d’abord la bibliothèque numérique JSTOR qui offre une dizaine de numérations d’articles de revues concernant notre thème, nous en avons relevé quelques un. Mais pour couvrir ses frais (entretien du site, frais de License des auteurs…), elle est payante. Nous, étudiants nous y avons accès par l’intermédiaire de notre fac, effectivement JSTOR offre un accès gratuit ou « peu onéreux » à plus de 1000 établissements dans 69 pays. Les articles sont généralement en anglais mais plutôt facile d’accès.

Ensuite la revue Nineteenth-Century Art Worldwide, fondée en 2002, qui est une revue électronique consacrée à l’étude du dix-neuvième siècle, la peinture, la sculpture, les arts graphiques, la photographie, l’architecture et les arts décoratifs à travers le monde. Elle propose également énormément d’articles sur notre artiste. Mais ils sont de façon générale plus complexes que ceux de JSTOR. 

Voila je pense, deux bibliothèques numériques incontournables pour l’étude d’Odilon Redon.

Analyse d’une oeuvre d’Odilon Redon

La Vidéo que nous vous proposons ensuite se trouve sur le site télérama.fr. Ce site est sensé nous faire une analyse « à la loupe » d’un œuvre précise, ici, profil sur méandres rouges, peinte en 1900. L’œuvre n’est que très peu analyser, mais une analyse synthétique et claire sur l’œuvre d’Odilon Redon en ressort.

Cette vidéo, réalisée par Pierrick Allain et en rapport avec l’exposition Odilon Redon, Prince du rêve, qui a eu lieu aux galeries nationales du Grand Palais à Paris, et au Musée Fabre à Montpellier. La personne qui nous parle de Redon est Bertrand Tillier, professeur d’histoire de l’art.

Il nous explique que Redon, personne difficile à classer par son caractère et par son œuvre, appartient à une période où les artistes ont du mal à s’attacher à un mouvement précis. Il nous fait ensuite une  synthèse sur la vie de l’artiste, puis met son Œuvre en parallèle avec la poésie de Mallarmé les impressionnistes et les symbolistes. Il nous explique ensuite le rapport de Redon avec la littérature, comme avec l’auteur Joris-Karl Huysmans. Ce dernier, l’aurait utilisé dans un roman A rebours, où son personnage ,des Esseintes, est un admirateur de Redon.

Puis, Bertrand Tillier, nous explique le passage du noir à la couleur dans l’œuvre de Redon. Il se concentre par la suite sur le tableau profil sur méandres rouges en le liant au monde onirique et cauchemardesque.

Odilon Redon, 52X36, pastel, vers 1900, Paris, Musée d'Orsay

Odilon Redon, 52X36, pastel, vers 1900, Paris, Musée d’Orsay

Cette vidéo est ponctuée d’extraits de musique classique et de citations d’Odilon Redon, ou d’autres auteurs, comme Mallarmé.

Nous vous proposons, pour continuer sur les tableaux de Redon, une vidéo proposée par Brenda KIF, sur Dailymotion, où les plusieurs œuvres de Redon sont réunis sur un fond musical.

Interview à propos d’une exposition sur Odilon Redon

Pour mieux vous présenter les expositions qui ont lieux sur Odilon Redon, nous vous mettons le lien qui vous mènera au site de France Culture. Sur ce site, vous avez accès à une ancienne  interview faite par Sophie Joubert, le 23 mars 2011.

Elle nous présente l’exposition appelée Odilon Redon, Prince du rêve, qui a eu lieux aux galeries nationales du Grand Palais, du 23 mars au 20 juin 2011

En suivant la chronologie de l’exposition, la présentatrice nous montre l’évolution de la peinture de Redon. Elle commence par placé Odilon Redon dans son époque,  par rapport aux impressionnistes, et au mouvement en général des peintres de cette époque, qui est marqué par un retour vers la figuration.

Elle fait ensuite une brève synthèse sur la vie d’Odilon Redon et nous parle de ses influences. Elle nous expose,  entre autre, le lien qu’avait Odilon Redon avec Ernest Chausson, un compositeur dont on entend un extrait.

Puis, elle nous explique les liens qu’avait Odilon Redon avec la littérature, en nous parlant des différents auteurs qui l’ont influencé, comme Darwin, Edgard Po, ou encore la mythologie.

Odilon Redon, 1890, Huile sur toile marouflée sur carton, 44 cm x 36 cm, musée d'Orsay

Odilon Redon, 1890,
Huile sur toile marouflée sur carton, 44 cm x 36 cm, musée d’Orsay

Toujours en suivant l’organisation de l’exposition, elle arrive au passage à la couleur, qui se fait, pour les historiens de l’art en 1890, avec l’œuvre les yeux clos. Avec la couleur, arrive le pastel, et son rapprochement avec les symbolistes. Dans ces œuvres, nous pouvons alors voir une profusion de motifs religieux et floraux, comme des bouquets des fleurs, qui lient l’œuvre de Redon avec le japonisme, dont le thème est abordé dans la dernière salle de cette exposition. Cette dernière rapproche l’œuvre de Redon avec le mouvement Nabis et fauve. La présentatrice finit son interview en nous donnant les titres d’ouvrages qui présentent des œuvres de Redon et en lien avec l’exposition.

A propos de la même exposition, nous vous proposons une vidéo, sur Dailymotion,où plusieurs intervenants étrangers nous expliquent leur vision de l’exposition et de l’Oeuvre d’Odilon Redon. Cette vidéo a été faite par Alexandre Simonet. Ce dernier interview trois personnes, un correspondant de la Deutshlandradio, un directeur de musée à Tokyo, et une journaliste. Ils sont interrogés sur l’oeuvre de Redon, après avoir vu l’exposition. Ils nous expliquent leur point de vue sur son oeuvre, leur approche, et ce qu’ils ont appris et aimé.

Les monstres dans l’art et la littérature

Redon Odilon – Femme et Centaure

Odilon Redon est évoqué dans un livre d’Evanghelia Stead:  Le Monstre, le singe et le fœtus. Tératogonie et Décadence dans l’Europe fin-de-siècle, publié en 2004 qui traite de la présence du monstre dans la littérature et l’art européens de la fin du XIXe siècle.

Évanghélia Stead est professeur de Littérature Comparée à l’Université de Reims l’auteur du livre. Elle a également édité deux numéros spéciaux, La Lecture littéraire, n° 5-6 : Lire avec des images au XIXe siècle en Europe, et Romantisme, n°118 : Images en texte, en 2000 (travaux collectifs). Elle anime le séminaire TIGRE à l’ENS-Ulm sur Livres illustrés, Revues illustrées, XIXe-XXe siècles.

Cet ouvrage en « s’appuyant sur quelque mille cinq cents textes et images de la littérature et de l’art de l’Europe occidentale montre les raisons qui ont poussé les hommes jusqu’à l’apparition de l’embryologie et du darwinisme, à associer la monstruosité et les phénomènes de foire à une vision décadente du monde. » Si vous souhaitez plus d’informations Giles Bonnet a écrit un résumé: Diforme Beauté, Belle Diformité,  très complet qui s’attarde sur chaque aspect et chapitre de la thèse.

On peut trouver ce livre sur google book. Notre artiste apparaît dans les pages 308 à 312, et dans beaucoup d’autres mais le livre n’est que partiellement accessible… L’auteur nous renseigne sur la relation entre Odilon Redon et Darwin et le refus de l’artiste à se rattacher au darwinisme puis s’attarde sur le motif du centaure et enfin sur celui du singe, elle met alors en rapport les lithographies de Redon avec celle de Rops mais les pages sont alors malheureusement coupées.

C’est un sujet très vaste dont Odilon Redon n’occupe qu’une toute petite partie, mais il s’y inscrit cependant totalement. C’est intéressant de voir qu’en réalité ses monstres hybrides ne sont que le fruit d’un grand mouvement du XIX siècle. L’auteur regroupe vraiment énormément de références! On a envie de s’arrêter sur chaque mais c’est impossible. Du coup, j’ai quand même envie de vous mettre juste un article de Joris-Karl Huysmans, qui s’était également intéressé à Odilon Redon sur Félicien Rops que j’ai cité précédemment. Un graveur à l’imaginaire aussi débordant qu’Odilon Redon mais plus érotique… c’est cet aspect là que Huysmans évoque dans son article. (Je vous l’ai ajouté surtout pour les images).

Diaboliques

Couverture des Diaboliques de Barbey d’Aurevilly, Le Sphinx, de Félicien Rops.

Les petits monstres d’Odilon Redon

Odilon Redon mis à la portée des enfants!

J’ai découvert qu’une application avait été créée par la réunion des musées nationaux (suite à la fameuse exposition « Prince du Rêve »)  pour faire découvrir Odilon Redon aux enfants de manière attractive. 12 créatures fantastiques sont reprises des œuvres les plus connues d’Odilon Redon, (comme l’Araignée souriante ou l’œil ballon) et sont mise scène dans des animations ludiques. Ces monstres sont cachés dans  un monde imaginaire et lorsqu’un enfants en trouve un, il est mené vers un petit jeu. Puis le jeu fini, se déclenche l’histoire farfelue de ce petit monstre. L’application propose également  une petite biographie d’Odilon Redon et une présentation des 12 œuvres (dessins et gravures) utilisée. Le grand palais laisse une démo de l’application en ligne que l’on peut aussi voir sur youtube et elle est disponible sur iTunes et coûte 1, 79 euros.

Je trouve personnellement que c’est une très bonne initiative, les enfants seront beaucoup plus réceptifs à l’art d’Odilon Redon grâce a ce genre d’applications que grâce à une visite longue et ennuyeuse au musée qui ne leur est surement pas adaptée. Mais n’ayant pas accès à l’application (je n’ai pas voulu débourser 1, 79 euros…) je ne peux pas vraiment me faire une idée sur la réussite ou non de cette initiative et apparemment les avis divergent! Voila quelques exemples de commentaires recueillis:
-Par Simhen: application sans intérêt, ni pour Odilon Redon, ni pour la technique.
-Par narbonne: Ma fille adore, elle trouve les dessins surprenant les animations rigolotes et les histoires originales, bravo!

Evolution et dégénerescence dans les premiers travaux d’Odilon Redon

9782711858606Odilon Redon s’est beaucoup penché sur les travaux de Darwin et de ses confrères quant à la question de l’évolution. Dans l’article de Barbara Larson hébergé sur le site Nineteenth-Century Art Worldwide qui est un journal numérique sur les arts visuels au XIXème siècle, Odilon Redon est au coeur de cette étude. Il faut savoir que Barbara Larson a également écrit des livres sur ce sujet: The art of évolution, Darwin, Darwinisms and visual culture ou encore Darwin and theories aethetics and cultural history. Elle maîtrise donc extrêmement bien ce thème du darwinisme et cela se ressent tout de suite dans son article.

L’article vise plutôt un public connaisseur et il est en anglais, ce qui le rend difficilement accessible (surtout étant donné la longueur) mais l’article est découpé en paragraphe ce qui simplifie la lecture.

L’auteur aborde le sujet en évoquant les premiers travaux de Redon et nous informe qu’il était influencé par Darwin notamment pour ses séries de lithographies des Origines mais qu’il y a plusieurs souches de l’évolutionnisme visées dans son travail. L’auteur revient beaucoup sur le contexte historique et surtout scientifique de la période durant laquelle Redon travaille. On sait qu’il participe à des conférences scientifiques qui à cette époque sont très en vogues, effectivement la recherche scientifique se développe particulièrement à cette époque. Elle va insister sur le rôle de Clavaud qui s’est penché sur la botanique suite à l’Origine des espèces de Darwin  et va beaucoup influencer Odilon Redon dans la tournure darwinisme que prirent ses oeuvres.

L’article s’étend en abordant les différents auteurs qui ont pu influencé Odilon Redon comme Ernst Haeckel ou Geoffroy Saint Hilaire. Elle lie extrêmement bien les œuvres d’Odilon Redon aux avancés et théories scientifiques de l’époque.

L’article étant assez long et en anglais (avec un vocabulaire assez poussé),  il nous est difficile d’en faire un résumé très représentatif mais on sent tout de même qu’il est extrêmement complet sur ce sujet que Barbara Larson explore de façon très poussée. Elle ne s’éloigne pas dans de grandes parenthèses sur l’histoire scientifiques mais les relie toujours à des exemples précis des oeuvres de Redon.